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Fabre d'Eglantine,chapitre,1

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Fabre d'Églantine
Acteur

Philippe-François-Nazaire Fabre, dit Fabre d’Églantine né et baptisé le 28 juillet 1750 à Carcassonne et guillotiné le 5 avril 1794 à Paris, est un acteur, dramaturge, poète et homme politique français.
Date et lieu de naissance : 28 juillet 1750, Carcassonne
Date et lieu de décès : 5 avril 1794, Paris
Famille : Marie-Nicole Godin; Jules-Louis-Théodore-Vincent Fabre d'Églantine (1779-1840)
Fabre d'Eglantine
Pour les articles homonymes, voir Fabre.
Fabre d’Églantine

Fabre d'Églantine.
Huile sur toile anonyme, château de Versailles, XVIIIe siècle.
Fonction
Député

Biographie
Naissance
28 juillet 1750
Carcassonne
Décès
5 avril 1794 (à 43 ans)
Paris
Sépulture
Paris
Nom de naissance
Philippe-François-Nazaire Fabre
Nationalité
 France
Formation
Collège des Doctrinaires de Limoux
Activités
Homme politique, poète, dramaturge, écrivain, acteur
Famille
Marie-Nicole Godin
Jules-Louis-Théodore-Vincent Fabre d'Églantine (1779-1840)
Autres informations
Parti politique
Club des jacobins
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Philippe-François-Nazaire Fabre, dit Fabre d’Églantine né et baptisé le 28 juillet 1750 à Carcassonne et guillotiné le 5 avril 1794 à Paris, est un acteur, dramaturge, poète et homme politique français.


Biographie
Enfance et formation
Né le 28 juillet 1750(1)(,2) à Carcassonne, près de l'église Saint-Nazaire(3), Fabre d'Églantine est le fils d’un marchand-drapier(4,) François Fabre, et de son épouse, Anne-Catherine-Jeanne-Marie Fons. Sa famille appartient à la bourgeoisie modeste. Pour des raisons inconnues, peut-être économiques, elle s'installe à Limoux en 1757, où il étudie au collège des Doctrinaires(1)(,5)(,4.) Là, il apprend, non seulement les langues et littératures grecques et latines, mais la musique, la peinture, le dessin, la gravure. Ses qualités lui valent d'être intégré à la congrégation à Toulouse en 1771 en qualité de professeur des basses classes(1,)(4,)(3.)
La même année, il aurait présenté un Sonnet à la Vierge aux Jeux floraux de l'Académie de Toulouse(4.) Il obtient le « lys d’argent » récompensant le meilleur sonnet à la vierge, d'après Michel Taillefer(6,) et non l’« églantine d’argent » comme le pensaient ses premiers biographes(7)(,8,)(9.) Louis Jacob(10 )et les auteurs qui le suivent parlent, quant à eux, non d'une « églantine d’argent », mais d'une « églantine d’or »(6,)(11.) Quand il quitte le collège pour se lancer dans le théâtre en 1772(12,) il aurait préféré pour des raisons de consonance, selon Louis Jacob, adopter le nom de « Fabre d'Églantine », plus élégant qu'un « Fabre du Lis » jugé trop abrupt(11.)


Carrière théâtrale
Engagé dans une troupe de comédiens ambulants, il parcourt la France. Peut-être à Bordeaux, d'où il aurait été contraint de fuir, en 1771, il est en 1772 à Grenoble, où son père lui écrit de Limoux le 15 avril. À Chalon-sur-Saône en 1775, il joue à Beauvais l'année suivante, puis retourne à Chalon, où il s'éprend d'une jeune fille, Sophie Poudon(13.) Le 26 décembre 1776, il rejoint la troupe Hébert à Namur, dans les Pays-Bas autrichiens(14.) Ayant tenté de s’enfuir avec Catherine Deresmond, dite « Catiche », fille des directeurs de la saison théâtrale, âgée de quinze ans, il est menacé de la corde. Ses camarades comédiens ayant adressé une supplique au prince Charles-Alexandre de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas, sa peine est commuée le 31 mars 1777 en un bannissement perpétuel et à une amende de 734 florins 1 sol 18 deniers(15). L'Histoire naturelle et son étude dans le cours des Saisons, l'un des trois poèmes qu'il a composés en l'honneur de Buffon, signale qu'il est à Paris le 23 août 1777(16.) Puis il fait une expérience manquée de directeur d'une troupe théâtrale à Sedan(17) à la fin cette année et au début de la suivante. À Troyes en février 1778, il est à Strasbourg en juillet(14.)


Dans cette ville, il épouse, le 9 novembre 1778, Marie-Nicole Godin, une actrice, fille mineure de Pierre Godin et de Maire-Odette Graff, parente d'un descendant du dramaturge Lesage, avec laquelle il a un fils, Jules-Louis-Théodore-Vincent, baptisé le 12 octobre 1779 à l'église Saint-Jacques de Maastricht(18,)(14,) futur polytechnicien4 et ingénieur du génie maritime. Dans l'acte de mariage, il se présente comme un licencié en droit, fils d’un avocat au Parlement(18.)
Le couple joue à Maastricht de 1779 à 1780, où Fabre d’Églantine débute le 12 avril 1779 dans le Misanthrope et le lendemain dans le rôle principal du Distrait ; il joue les premiers rôles alternativement avec Antoine Dorfeuille. De son côté, sa femme débute dans le rôle de Marine dans la Colonie d'Antonio Sacchini. En 1780, le rideau du théâtre du Jekerstraat étant usé, Fabre en peint un autre(14.) Le 7 février 1780, il fait représenter sa première pièce de théâtre Laure et Pétrarque, opéra-comique en un acte sur une musique de François-Léonard Rouweyzer ou Rouwizer (1737-1827), violon solo au théâtre(14,19.) On n'en conserve que quelques romances : Il pleut, il pleut, bergère(14 )(sur une musique de Louis-Victor Simon), Je t'aime tant, À peine encore le couchant brille et Laure et Pétrarque(14.)
Passé à Liège en 1780, il y est moins heureux qu'à Maastricht(20.) Le 23 septembre 1780, il prononce au théâtre de Liège Le Triomphe de Grétri, un poème en hommage à André Grétry, lors de l'installation du buste de ce musicien. En 1781, il édite le Spectateur cosmopolite, dont aucun exemplaire ne semble avoir été conservé. Après des séjours à Sedan, Arras, Mons et Douai, il quitte le Nord en 1783 pour Besançon et Genève(21), où il compose un poème, la Treille de Genève(22). À Lyon en 1783, il y fait représenter en septembre sa tragédie Augusta, le premier rôle étant interprété par d'Herbois. En octobre, Fabre joue le Misanthrope devant un public, selon ses propres mots, « à peu près neutre »(18.) En 1785, il obtient la direction du théâtre de Nîmes. Le 30 juin 1786, il est autorisé en tant que chef de troupe à venir jouer au théâtre de la Comédie d'Avignon(23.)


Établi à Paris à partir de 1787 comme auteur dramatique(4,) il fait jouer plusieurs pièces. Les Gens de lettres, ou le Poète provincial à Paris, comédie en cinq actes et en vers, est reçue au Théâtre-Italien et représentée le 21 septembre 1787. Comme plus tard avec Le Philinte de Molière, Fabre d'Églantine expose dans cette pièce le côté social et politique de la littérature(24). Mais elle tombe à la première représentation. Augusta, tragédie créée à la Comédie-Française le 8 octobre 1787, n'a que six représentations. De son côté, Le Présomptueux, ou l’Heureux imaginaire, comédie en cinq actes en vers créée à la Comédie-Française le 7 janvier 1789, tombe dès la deuxième scène(18.) Aussi mal accueillie que les œuvres précédentes, cette pièce lui attire en outre l'accusation de plagiat. Atteint dans sa vanité, Fabre d'Églantine crie à la cabale(25.)

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