www.handi-zen.com

handi-zen

d'Artagnan,chapitre,3

761 appréciations
Hors-ligne

Suite de sa carrière militaire

Lettre manuscrite signée « d'Artaignan » par Charles de Batz,
26 octobre 1672.
En 1666, il est nommé « Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil » (charge qui lui rapporte des gages et lui assure un logement à Versailles)(22) ; il se démet de cette charge en 1667 pour devenir capitaine-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, ce qui lui assure une solde de neuf cents livres par mois(23.)
D'Artagnan est gouverneur de Lille d'avril à décembre 1672 ; cette grande cité de 50 000 habitants, au rôle stratégique majeur, avait été gagnée par la France en 1667 ; il remplace le maréchal d'Humières, tombé en disgrâce. Ce gouverneur impopulaire(24 )ne songe qu’à retourner sur le champ de bataille. Il en a l’occasion lorsqu'il participe à la sévère répression de la révolte de Roure en 1670.


Mort
D'Artagnan est tué le 25 juin 1673 devant Maastricht, pendant la guerre déclenchée par Louis XIV contre les Provinces-Unies en 1672. Le roi menait lui-même une armée de 40 000 hommes. D'Artagnan, appelé en renfort, est atteint par une balle de mousquet reçue dans les reins alors qu’il combattait un jour de relâche et se trouvait dans la gorge de la porte de Tongres de la fortification(25.)
Il voulait en effet aider de jeunes officiers (dont le duc de Monmouth), subissant une contre-attaque sur une demi-lune que ses hommes avaient prise la veille. Quatre mousquetaires de sa compagnie se font tuer pour aller rechercher son corps très en avant dans les lignes hollandaises(26.) Le lieu de sa sépulture est inconnu. Selon une hypothèse, il aurait pu être inhumé dans l'église Saint-Pierre-et-Paul de Wolder, près de Maastricht (au sud-ouest de la ville, sur la frontière belgo-néerlandaise)(27.) Une thèse qui laisse sceptique Wim Dijkman, archéologue et conservateur de la ville de Maastricht, dont Wolder est aujourd'hui un quartier. D'Artagnan a-t-il été enterré là ? Ce n'est pas sûr du tout : il n'y a aucune information historique ou archéologique allant dans ce sens(28.)
Une légende voudrait que le corps de d'Artagnan ait été ramené au château d'Olhain, dans le Pas-de-Calais, où il serait encore aujourd'hui(29.) Néanmoins, il semble avéré que le d'Artagnan enterré à Olhain soit Joseph de Montesquiou d'Artagnan, également capitaine des mousquetaires, dont la famille de la femme possédait le château[réf. nécessaire]. Alexandre Dumas anticipe, romance et romantise la fin du héros. Il y a coïncidence entre la mort violente de D'Artagnan, la reddition de la ville assiégée et la réception de la part de Louis XIV et Colbert de son titre de maréchal de France. Le vrai D'Artagnan a été tué cinq jours avant que Maastricht ne se rende. Enfin le D'Artagnan dumasien prononce à l'agonie les noms de ses anciens amis, Athos, Porthos, Aramis auxquels il dit au revoir et adieu du fait que deux sont morts quatre à cinq ans plus tôt, et que le troisième est encore en vie. Le décès de D'Artagnan a lieu dans un lieu anonyme et à une date non précisée, mais au printemps ou au début de l'été 1666 (quelques mois après la mort en janvier de la Reine mère Anne d'Autriche), pour limiter sans doute l'anachronisme et éviter des poursuites judiciaires de la part d'éventuels descendants du vrai vainqueur de la bataille, Vauban.


Mariage et descendance
D'Artagnan épouse par contrat du 5 mars 1659 au Louvre Anne-Charlotte Boyer de Chanlecy, dame de Sainte-Croix (en Bresse), née en 1624 (fille de Charles Boyer, seigneur de Chanlecy et de Sainte-Croix et de Claude de Rymon, dame de la Rochette) précédemment mariée à Jean-Elenor de Damas(30.)
Mais rapidement les deux époux ne font plus vie commune : d'Artagnan préfère sa vie sur les champs de bataille au service du roi. L'épouse délaissée par son mari, soucieuse de gérer au mieux ses nombreux domaines et de transmettre un bel héritage à ses fils, quitte Paris et regagne la Bresse et sa terre de Sainte-Croix, où elle meurt le 31 décembre 1683. Elle sera inhumée dans la chapelle seigneuriale le 1er janvier 1684(31.)
De ce mariage naissent deux enfants: Louis (l’aîné), né en 1660 et Louis (le cadet, même prénom) né le 4 juillet 1661 à Chalon-sur -Saône(32) qui firent une carrière dans les armes.
Louis de Batz de Castelmore (l'ainé), prit le titre de comte d’Artagnan. Il fut élevé comme page en la Grande Écurie, devint lieutenant aux gardes puis se retira du service à cause de ses infirmités et mourut au château de Castelmore en décembre 1709(30.)
Louis de Batz de Castelmore (le cadet), chevalier, dit plus tard comte d’Artagnan, baron de Sainte-Croix, seigneur de Chanlecy du chef de sa mère, seigneur de Castelmore, fut sous-lieutenant aux gardes menins de Monseigneur le Dauphin et chevalier de Saint-Louis. Il était maréchal de camp quand il épousa par contrat du 21 mai 1707 Marie Anne Amé (1670-1714), fille de Jean Baptiste Amé, conseiller au présidial de Reims. Il mourut le 7 juin 1714 au château de Sainte-Croix(30.) Il eut deux fils : Louis-Gabriel, qui suit, et Louis-Jean-Baptiste.
Louis-Gabriel de Batz de Castelmore, né en 1710, dit le marquis de Castelmore et baron de Sainte-Croix. Capitaine de dragons, mestre de camp de cavalerie et aide major de la gendarmerie en 1741. Ce fut lui qui vendit, le 30 octobre 1769, le château et les terres de Castelmore. Il mourut à Paris le 15 août 1783 à 73 ans(33.) Il avait épousé le 12 juillet 1745 Constance Gabrielle du Moncel de Lourailles (1720-1764), veuve de Joseph II Bonnier de la Mosson, dont il eut un fils prénommé Louis Constantin, qui suit(34,)(35,)(5.) Le journaliste et romancier Armand Praviel écrit pourtant à son sujet : « Il fut le dernier d'Artagnan de Castelmore : ne manquons pas de le dire formellement pour couper court aux gasconnades qui découvrent partout des descendants de l'illustre mousquetaire(36 )».
Louis Constantin de Batz de Castelmore, fils du précédent(4,)(5)(,6,) né à Paris le 25 juillet 1747(7,) officier au régiment Royal-étranger de cavalerie, en 1764, il est en garnison à Strasbourg. Il sera sous-lieutenant le 5 avril 1764, capitaine commandant en 1765, capitaine titulaire le 5 mai 1772, aide-major le 2 mars 1773(8,)(9.) Au décès de son père, il assiste le 16 août 1783 à la pose des scellés dans son appartement à Paris(37.) Marié le 4 floréal an 2 (24 avril 1793) à Jeanne Molé (née en 1755)(8)(,10,) il vit à Paris, puis émigre probablement pendant la Révolution. On le retrouve en 1809 à Scey sur Saône, où il habite depuis deux ans chez le prince de Bauffremont(10). Le 16 mars 1826, il déclare par devant notaire qu’il habite depuis près de vingt ans au château du prince de Bauffremont à Scey sur Saône, qu’il ne possède rien et que, reçu comme ami, il a vécu à la charge du prince(8). Il meurt au château de Scey sur Saône le 14 décembre 18275. Dernier de son nom en ligne masculine, il eut de son mariage deux filles : Louise-Constance (1775), qui suit, et Aglaé-Rosalie-Victorine (1776).
Louise-Constance de Batz de Castelmore, née le 4 mai 1775 à Paris(8,)(10,) mère d'un fils, Jean-Guillaume-Ernest de Batz, né à Besançon le 9 février 1809(8,) (on ignore le père). En 1833, elle est toujours domiciliée au château du prince de Bauffremont à Scey-sur-Saône, quand elle donne son consentement au mariage de son fils unique Jean-Guillaume, qui suit. Elle meurt le 14 avril 1857 à Reims(8.)
Jean-Guillaume-Ernest de Bats, né le 9 février 1809 à Besançon(8,) fabricant d'étoffes et de soieries à Lyon, marié le 11 février 1834 à Lyon avec Julie Masson (1806-1839) d'où François, qui suit, marié en seconde noce le 15 avril 1840 à La Guillotière avec Claire Billon (1818-1875) d'où : Constance-Claudine (1841), Louis-Alexandre (1847), marié le 29 avril 1876 à Lyon avec Gabrielle Perret et Anne (1850), mariée le 12 avril 1883 à Lyon avec François Cholat(8.)
François de Bats, né le 30 novembre 1834 à Lyon. De son mariage le 8 novembre 1862 à Lyon avec Catherine-Charlotte Damaisin, il eut deux filles : Claire de Bats (1863) mariée le 22 février 1883 avec Eugène Félix Marius Guilhaume et Jeanne-Anne de Bats, qui suit8.
Jeanne-Anne de Bats, né le 10 novembre 1867 à Lyon, mariée le 17 septembre 1895 à Lyon avec Alfred Cahn, dont le petit-fils Maurice Cahn, en souvenir de son lointain ancêtre, demanda à changer son nom en « Bats » ; ce qui fut accepté par décret du Conseil d'État en date du 19 août 1969(38,)(39. )
Aglaé-Rosalie-Victorine de Batz de Castelmore, née le 4 septembre 1776 à Paris(8,)(10,)(40. )

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 171 autres membres