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commune de paris (1871),chapitre,9

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Mobilisation de la Garde nationale.
Le 5 avril, la Commune décrète la mobilisation comme volontaires des jeunes gens de 17 à 19 ans et en service obligatoire des célibataires et hommes mariés de 19 à 40 ans. Ces soldats n'ont pratiquement pas d'expérience militaire et s'ils sont animés d'ardeur républicaine, sont aussi assez réticents à la discipline. La troupe souffre, malgré quelques exceptions remarquables (Dombrowski, Louis Rossel), d'une insuffisance du commandement, car les officiers sont élus plus sur leurs convictions que sur leurs capacités à diriger des soldats.
Paolo Tibaldi, Génois, carbonaro, franc-maçon, ancien militaire italien, ouvrier opticien, est inculpé de complot et d'attentat contre Napoléon III en juin 1857 avec Ledru-Rollin, condamnation fruit d'une manipulation de la police. Il revient de déportation à Cayenne en 1870, et ami de Gustave Flourens, il monte durant le siège, une légion italienne, dite parfois « tirailleurs de Tibaldi ». Ce commando Tibaldi et les bataillons de Flourens envahirent l’hôtel de ville le 31 octobre 1870(31)(,32,)(33. )
En théorie, la Commune dispose de près de 194 000 hommes de troupe, sous-officiers et officiers (nombre publié par le Journal officiel de la Commune le 6 mai). En fait, les combattants sont moins nombreux et les estimations des contemporains vont de 10 000 (Camille Pelletan) à 41 500 (Cluseret, délégué à la Guerre, le 5 avril). On peut les estimer à 25-30 000 début avril et moitié moins à la mi-mai, cette décrue pouvant s'expliquer par le fait que beaucoup d'inscrits qui ne l'étaient que pour la solde restèrent spectateurs pendant les combats, sans compter ceux qui périrent dans les opérations militaires contre les troupes versaillaises[réf. nécessaire].


Second siège de Paris

Barricade, lithographie d'Édouard Manet, 1871.
Articles détaillés : Bataille de Courbevoie, Bataille de Rueil, Bataille de Meudon et Ordre de bataille de l'armée versaillaise.
Les Versaillais passent à l'attaque les premiers. Le 21 mars, ils occupent le fort du Mont-Valérien où les fédérés de la Commune ont négligé de s'installer : cette position qui domine toute la proche banlieue ouest de Paris leur donne un avantage considérable. Le 30 mars, le général de Gallifet occupe le rond-point de Courbevoie(34 )et le 2 avril, les Versaillais s'emparent de Courbevoie et de Puteaux, les fédérés se repliant vers Neuilly. Le 3 avril, la Commune lance, sous les ordres de Flourens, Eudes et Duval, une contre-offensive en direction de Versailles : elle se solde par un échec à Rueil, à Meudon et à Châtillon.


Avril 1871, coin de la place de l'Hôtel de Ville et de la rue de Rivoli.
Gustave Flourens est tué par un officier de gendarmerie à Rueil et Duval fusillé avec son état-major le 4, sans procès, sur ordre du général Vinoy. Le même jour, Gustave Cluseret est nommé délégué à la Guerre de la Commune. En réponse aux actes des Versaillais, celle-ci vote, le 5 avril, le décret des otages (trois otages fusillés pour un communard exécuté), qui ne sera mis en application que pendant la Semaine sanglante, fin mai. Pendant trois semaines environ, les combats sont sporadiques, mais les bombardements intensifs, en particulier sur Neuilly qui, le 25, bénéficie d'une suspension d'armes pour permettre l'évacuation de la population. Cette période permet à l'armée versaillaise de se renforcer.
Article détaillé : Bataille d'Issy.
Au soir du 26 avril, le village des Moulineaux est occupé par les Versaillais qui, le 29, menacent le fort d'Issy où des ordres contradictoires ont entraîné un début d'évacuation. Le 1er mai, Louis Rossel est nommé délégué à la Guerre en remplacement de Cluseret qui a été révoqué. Le 4 mai, les Versaillais, aidés par une trahison (qui sera le motif de l’arrestation des dominicains d'Arcueil), enlèvent la redoute du Moulin-Saquet où ils se livrent à des atrocités[réf. nécessaire]. Le 5, ils s'emparent du village de Clamart. Le 8, l'enceinte fortifiée de Paris est violemment bombardée de Grenelle à Passy, tandis que le 9, le fort d'Issy est pris par les Versaillais.
Le 8 mai, Thiers adresse une proclamation aux Parisiens par la voie d’une affiche qui se retrouve assez mystérieusement placardée sur tous les murs de la ville. Il demande leur aide pour mettre fin à l’insurrection et les informe que l’armée régulière va devoir passer à l’action dans la ville elle-même :

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