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commune de paris (1871),chapitre,12,bis

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Le siège de l'association des amis de la Commune de Paris, au 46, de la rue des Cinq-Diamants (Paris 13e).
L'essayiste Alain Gouttman écrit dans La Grande Défaite (2015) : « Devant l'histoire, les communards se sont montrés le plus souvent médiocres, à quelque poste qu'ils se soient trouvés entre le 18 mars et le 26 mai 1871. Ils n'en incarnent pas moins, dans la mémoire collective, une grande cause, la plus grande de toutes peut-être : celle d'une société jaillie du plus profond d'eux-mêmes, où la justice, l'égalité, la liberté n'auraient plus été des mots vides de sens. Une utopie ? En tout cas, une grande espérance qui les dépassait de beaucoup, et dont ils furent à la fois acteurs et martyrs ».
Depuis 1882, une association, fondée au départ comme une société d'entraide des communards de retour d'exil, puis devenue l'association des amis de la Commune de Paris, défend ce qu’elle considère comme les valeurs et l'œuvre de la Commune(61.)


Citations d'écrivains contemporains de la Commune
Certains écrivains de l'époque prirent la plume pour commenter l'événement, pour la plupart de façon extrêmement hostile. Voici quelques exemples :
Charles-Marie Leconte de Lisle à José-Maria de Heredia : « La Commune ? Ce fut la ligue de tous les déclassés, de tous les incapables, de tous les envieux, de tous les assassins, de tous les voleurs, mauvais poètes, mauvais peintres, journalistes manqués, tenanciers de bas étage » ;
Gustave Flaubert à George Sand : « La seule chose, j'en reviens toujours là, c'est un gouvernement de mandarins. Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie ». « Le premier remède serait d'en finir avec le suffrage universel, la honte de l'esprit humain. Dans une entreprise industrielle (société anonyme), chaque actionnaire vote en raison de son apport. Il en devrait être ainsi dans le gouvernement d'une nation ». « L'instruction obligatoire et gratuite n'y fera rien qu'augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d'instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts » ;
George Sand à Gustave Flaubert : « Cette Commune est une crise de vomissements, les saturnales de la folie » ;
Les communards selon Alphonse Daudet : « Des têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants, les toqués, les éleveurs d'escargots, les sauveurs du peuple, les déclassés, les tristes, les traînards, les incapables ; Pourquoi les ouvriers se sont-ils mêlés de politique ? » ;
Les communardes selon Dumas fils : « Nous ne dirons rien de leurs femelles par respect pour les femmes, à qui elles ressemblent quand elles sont mortes » ;
Émile Zola : « Le bain de sang que le peuple de Paris vient de prendre était peut-être une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres. Vous le verrez maintenant grandir en sagesse et splendeur » ;
Émile Littré : « J'abhorre la guerre que le prolétariat parisien vient de susciter. Il s'est rendu cruellement coupable à l'égard de la patrie, ivre qu'il était de doctrines farouches : le devoir étroit des gouvernements est de réprimer fermement le socialisme dans ses écarts anarchiques » ;
Le Figaro : « On demande formellement que tous les membres de la Commune, que tous les journalistes qui ont lâchement pactisé avec l'émeute triomphante, que tous les Polonais interlopes et les Valaques de fantaisie soient passés par les armes devant le peuple rassemblé » ;
Edmond de Goncourt : « On les abat à la mitrailleuse. Quand j'ai entendu le coup de grâce, ça m'a soulagé » ;
Victor Hugo (dans L'Indépendance belge) : « Qu'un vaincu de Paris, qu'un homme de la réunion dite Commune, que Paris a fort peu élue et que, pour ma part, je n'ai jamais approuvée, qu'un de ces hommes, fût-il mon ennemi personnel, surtout s'il est mon ennemi personnel, frappe à ma porte, j'ouvre. Il est dans ma maison. Il est inviolable » ;
Arthur Rimbaud (propos rapportés par son ami Ernest Delahaye) : « L’ordre est vaincu ! »(62 )et dans Les Mains de Jeanne-Marie, il voit celles-ci « merveilleuses […] / Sur le bronze des mitrailleuses/A travers Paris insurgé »(63 );
Paul Verlaine, qui a quitté les rangs de la Garde nationale pour ceux des Communards, reconnaît, dans Les Vaincus : « Ils nous ont enchaînés ! mais les chaînes sont faites/ Pour tomber » et clame ensuite : « Vous mourrez de nos mains, sachez-le, si la chance/Est pour nous. Vous mourrez, suppliants, de nos mains./La justice le veut d'abord, puis la vengeance »(64 );
Louise Michel (dans Chansons des prisons, mai 71) : « Quand la foule aujourd'hui muette, / Comme l'Océan grondera, / Qu'à mourir elle sera prête, / La Commune se lèvera. / Nous reviendrons foule sans nombre, / Nous viendrons par tous les chemins, / Spectres vengeurs sortant de l'ombre, / Nous viendrons nous serrant les mains. / La mort portera la bannière ; / Le drapeau noir crêpe de sang ; / Et pourpre fleurira la terre, / Libre sous le ciel flamboyant. »

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