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Naître comme mère et comme accompagnante

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Il y a 16 ans, je voyais apparaître le petit plus sur le test de grossesse … un enfant faisait son nid dans mon utérus! Ce qui signifiait que ma vie était déjà en train de changer ; mon corps, mon alimentation, mes habitudes de vie, ma perception du monde, ma relation avec mon amoureux, mon entourage.

De façon très instinctive, je savais que cette expérience me ferait grandir plus que ce que je pouvais m’imaginer.

Je vivais la connexion ultime avec mon corps et cette enfant qui grandissait.

Pour moi, cette expérience me remplit d’un sentiment de grande puissance et de grande vulnérabilité, d’unité avec moi et l’enfant à naître. L’accouchement a été pour moi un chemin initiatique. En mettant au monde cette enfant, je me mettais aussi au monde. Elle sera mon inspiration sur le chemin de la puissance, du retour vers mon pouvoir intérieur, mon intuition, ma voie.

C’est donc avec ma fille de 6 mois, tantôt sur les genoux, tantôt au sein, tantôt dans les bras d’une autre femme que j’ai fait ma formation d’accompagnante à la naissance.

Depuis 15 ans, cette passion est toujours vivante, celle d’accompagner les mères et les pères dans cette immense aventure, à se découvrir comme parent, à faire confiance à son ressenti, à poser des questions et parfois remettre en question. Être témoin de la naissance des enfants et des parents du même coup est un immense privilège.

Sur le chemin, je découvre le yoga, une autre passion qui devient un outil supplémentaire de connexion avec son corps, son bébé, afin de développer l’écoute intérieure.

Pour certaines, il est plus aisé d’entrer dans cette grande intériorité, pour d’autres, il est difficile de rester dans ce corps qui les chamboule et les chavire.

Une femme m’a demandé de l’accompagner alors qu’elle avait déjà 36 semaines. Les souvenirs de l’accouchement précédent revenaient et des inquiétudes remontaient à la surface, des peurs de douleurs et un manque de présence rassurante. J’ai hésité parce que c’était un moment de vie très occupé pour moi. Mais j’ai finalement dit oui, pressentant que ce serait doux et rapide.

Ce fut un des accouchements vécus avec la plus grande intériorité que j’ai eu le privilège d’assister. Nous nous sommes rejoints à l’hôpital et elle avait déjà créé sa bulle de silence et de protection. Chaque contraction semblait être accueillie avec beaucoup d’ouverture, d’humilité et de puissance. À chaque vague, la mère respirait avec douceur et profondeur. Le père et moi étions présents en silence, et en ayant complètement confiance en la mère qui se laissait guider dans ce chemin, une contraction à la fois. Les derniers moments plus intenses de l’accouchement, le père et moi l’avons soutenu physiquement en lui faisant des points pressions, en lui apportant tantôt chaleur, tantôt fraîcheur. Ce fut une danse bien synchronisée, sans avoir besoin de parler, tous faisaient ce qu’il devait faire, au moment exact où la mère en avait besoin.

Lorsque la petite est née, le regard des parents envers cette petite, comme s’ils n’y croyaient pas, toujours un grand miracle. Et leurs regards entre eux, ils venaient de vivre une expérience de communion, de respect et de grande puissance. J’aime toujours être témoin du regard du conjoint, qui réalise la force qui se cache sous cette petite femme douce et tendre. Une puissance dont on ne peut qu’être admirable.

En accompagnement, il y a de ces moments de grâce où tout se déroule doucement et tendrement.

C’est avec grand plaisir que je me joins à l’équipe de Mon Yoga Virtuel et que je vous partagerai mes réflexions et connaissances sur le monde de la grossesse, de l’accouchement et du devenir parent.

Marie-Eve Fortier

Source myvirtualyoga
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