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Instabilité saisonnière ? Deviens un/e guerrier/ère !

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En Ayurvéda, médecine traditionnelle de l’Inde, on aborde la réalité de chaque personne en fonction de trois principes reliés à la nature soit le mouvement, la transformation et la préservation. Ces principes constituent les trois doshas (Vata, Pitta et Kapha) et leur compréhension est essentielle à la conception ayurvédique de la santé, mais aussi à la prise de conscience de nos besoins fondamentaux.

Au début de l’automne, qui est une saison Vata, beaucoup de mouvement et d’instabilité sont présents. Il n’est pas rare que nous nous sentions déracinés, perdus dans le brouhaha des changements perpétuels de cette saison. Durant cette période, il est conseillé d’adopter une attitude et un mode de vie plus lent, plus introspectif, afin de calmer l’agitation intérieure causée par le mouvement extérieur. La pratique de yoga doit aussi être adaptée afin de répondre aux besoins de notre corps, notre mental et notre esprit. Lorsqu’on s’approche de l’hiver, comme en ce moment, la saison s’apparente plutôt au dosha kapha. La stabilité et la préservation sont davantage présentes. À l’hiver, la pratique de yoga vise principalement à renforcer le corps, à bouger davantage pour sortir de cet état de préservation.

Comment faire alors pour trouver notre équilibre dans tous ces changements entre les deux saisons? Nous optons pour la stabilité ou l’instabilité ? Le mouvement ou la préservation ? La force ou le relâchement ? Ici, le choix est finalement plutôt simple. Il faut être à l’écoute de nos besoins et pratiquer des postures de yoga (asana) qui nous font du bien, avant tout. Dans un entre-deux saisonnier comme dans lequel nous sommes présentement, il est adéquat d’opter pour une pratique de yoga qui répond à nos besoins au jour le jour, et d’exécuter des postures qui peuvent permettre une variation entre l’introspection et l’ouverture, entre la stabilité et l’instabilité. À mon avis, les postures par excellence pour répondre à nos besoins à ce temps-ci de l’année sont sans contredit la posture du Guerrier 1, 2 et 3.

Guerrier 1 : Stabilité, solidité et force intérieure

Le guerrier 1 prône la stabilité, la solidité, et nous connecte à notre force intérieure. En adoptant la posture du guerrier, l’on se sent fier, fort, enraciné et digne. La posture du guerrier 1 peut autant répondre aux besoins automnaux comme se déposer et s’ancrer qu’aux besoins hivernaux de s’activer et sortir de notre rigidité. Tout cela dépend de comment nous pratiquons la posture et avec quelle intention nous la réalisons. D’un poids de vue plus scientifique, le guerrier 1 permet un renforcement global du corps, principalement au niveau des membres inférieurs. Les fessiers, les ischio-jambiers et les quadriceps sont sollicités en plus d’activer les muscles abdominaux et les muscles du dos permettant une ouverture de a cage thoracique et, par conséquent, une meilleure posture du haut du corps.

Guerrier 2 : Ouverture des hanches, instabilité et force

La posture du guerrier 2 permet une belle connexion avec le chakra de la racine de par l’ouverture des hanches ainsi qu’une liaison à notre force intérieure au niveau du chakra du plexus solaire. De plus, cet asana vise un renforcement global du corps et contribue spécifiquement à stimuler les muscles stabilisateurs qui nous permettent de maintenir l’équilibre dans cette exigeante posture. Dépendamment quelle est l’intention derrière l’exécution du guerrier 2, il est possible de ressentir la stabilité, l’instabilité, la force, la vulnérabilité, etc. Le guerrier 2 est une posture riche en possibilités au niveau de la connaissance de Soi. Le guerrier 2 vise à créer de la mobilité au niveau de la hanche en stimulant les muscles rotateurs externes de l’articulation, en plus de renforcer les muscles des jambes, les abdominaux ainsi que les muscles du dos, ayant la responsabilité de maintenir une posture droite.

Guerrier 3 : Équilibre, instabilité, confiance et concentration

Pour ce qui est de l’asana du guerrier 3, celle-ci amène plusieurs défis et vise à améliorer notre équilibre pour contrer l’instabilité de la posture. Ceci dit, elle nous permet de renforcer notre confiance en soi et développer notre niveau de concentration. Que la posture soit pratiquée en saison vata ou kapha, le guerrier 3 peut répondre aux besoins de l’automne comme de l’hiver. Équilibre, stabilité, renforcement, introspection, enracinement et plusieurs autres éléments sont au rendez-vous lors de la réalisation de cette posture. En plus de répondre à plusieurs composantes physiques et mentales, la posture du guerrier 3 renforce les fessiers, les jambes, le dos et les abdominaux.

À ce stade-ci de l’année, il n’est souvent pas clair pour nous de savoir comment orienter notre pratique de yoga. Sachez qu’au final, le plus important est l’intention que nous donnons à ce moment pour Soi. Que l’on ait une attitude de Guerrier ou non, il est primordial d’écouter les besoins de notre corps, de notre mental et de notre esprit.

Après tout, n’est-ce pas l’essence même du Yoga?
Carol ann Julien

Source myvirtualyoga
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