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Renard roux,chapitre,9

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Eucoleus aerophilus (ou Capillaria aerophila), agent de la capillariose pulmonaire des renards
Jusqu'à 60 espèces de vers parasites sont connues comme pouvant infecter le renard dans les fermes de production de fourrure, tandis que l'on en trouve 20 chez les spécimens à l'état sauvage. Plusieurs espèces de coccidies du genre Isospora et Eimeria sont susceptibles de l'infecter(110.) Les espèces de nématodes les plus communes sont Toxocara canis et Uncinaria stenocephala, Capillaria aerophila(112 )et Crenosoma vulpis, les deux dernières infectant les voies respiratoires. Pearsonema plica infecte la vessie du renard. La trichinose due à Trichinella spiralis est rare, mais celle causée par Trichinella nativa est commune en Alaska(113). On rencontre également des cestodes comme notamment Taenia spiralis et T. pisiformis. Parmi les parasites on peut également noter 11 espèces de trématodes, ainsi qu'Echinococcus granulosus et E. multilocularis109. Ce dernier parasite, également appelé ténia du renard, peut être contracté par l'Homme s'il entre en contact avec des objets souillés par l'urine ou les excréments d'un renard, comme un fruit tombé à terre par exemple(114). Le parasite s'attaque alors au foie et l'infection peut aller jusqu'à la mort de l'individu touché. On recense une dizaine de victimes de la maladie annuellement en France(114.)


Locomotion

Renard roux marchant dans la neige.
Le Renard roux est un digitigrade, c'est-à-dire qu'il se déplace sur les doigts. Il laisse au sol une empreinte caractéristique, où les doigts apparaissent plus éloignés du talon que sur l'empreinte d'un chien. Sur l'empreinte du talon, on aperçoit la marque d'une callosité en forme de chevron que l'on trouve uniquement chez les renards(11.) Du fait de la présence de poils sur ses orteils, ses empreintes sont toutefois un peu moins marquées que celles d'autres animaux. Elles sont parfaitement alignées, et chez un animal qui marche les empreintes entre les pattes antérieures sont espacées de 30 cm(115,)(116.) Cette distance s'élève à 45 à 60 cm quand l'animal est au trot, et atteint 1,8 à 3 m quand l'animal court(116.) Lorsqu'il marche, le renard a trois points d'appui au sol. Il adopte souvent une marche sinueuse et il lui arrive de poser ses pattes arrière dans l'empreinte de ses pattes avant(117.) Sa démarche alterne marche lente, petit trot, pause et volte-face(117.) Il porte la tête légèrement inclinée vers le bas, et tient tous ses sens en alerte(117.)
C'est un animal très agile, qui peut réaliser des bonds de deux mètres au-dessus de clôtures(116.) Il est bon marcheur, et quand il chasse la nuit il parcourt fréquemment une dizaine de kilomètres. Il est capable de ramper sur de courtes distances, et de se faufiler dans des passages étroits grâce à son corps fuselé(117.) C'est aussi un bon nageur(118). Il court à une vitesse de 6 à 13 km/h, et peut atteindre au maximum 50 à 60 km/h sur de courtes distances(116). Il dépasse ainsi le loup en vitesse, mais est nettement moins endurant(116.) Son faible poids lui permet de s'aventurer sur des sols très peu portants, comme de la boue, de la vase ou de la neige(119.) C'est aussi un bon grimpeur(119,) même s'il n'égale pas le Renard gris dans ce domaine(116.)


Dynamique des populations
Adaptation aux conditions trophiques
Le Renard roux a une forte capacité d'adaptation aux conditions du milieu dans lequel il vit. Ainsi, la population se maintient à un niveau stable. En revanche, en cas de surpopulation passagère, on observe un réajustement des effectifs par une plus grande dispersion des animaux à l'automne, et par une plus grande mortalité par le biais de l'arrivée d'épizooties(120.) En cas de manque de nourriture, la population s'autorégule de différentes manières : les animaux subalternes du groupe sont moins bien tolérés et forcés à se disperser, le nombre de femelles gravides est moins important et les portées sont moins nombreuses(120.) La taille des portées est un élément important de la régulation des populations. En effet le nombre d'embryons peut varier entre un et quatorze suivant les conditions(120.) Ce phénomène est bien visible lorsqu'on l'observe en parallèle de l'évolution de la population de campagnols par exemple, une proie très appréciée des renards. Lors d'une saison de reproduction qui suit une « bonne année à campagnols », les portées sont de taille très importante, alors qu'elles sont réduites de moitié les années où les campagnols sont moins présents(120,)(121.) Par sa capacité à rebondir face à une importante mortalité, il est très difficile de réguler la population de renards et les tentatives de l'Homme sont souvent vaines. Le territoire du renard éliminé est en effet très rapidement réapproprié par un rôdeur, et les renardes compensent les disparitions de leurs congénères par une plus grande prolificité.
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