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Percheron,cheval,chapitre,3

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Pendant la guerre civile entre 1648 et 1653, la gendarmerie est accusée de voler tous les chevaux du Perche, ce qui atteste déjà de la bonne qualité des animaux dans la région, utilisés à la traction des diligences. Le haras du Pin, créé en 1730 et haut lieu de l'élevage percheron, accueille des étalons arabes et barbes qui influencent la cavalerie locale(21). Des étalons arabes sont croisés avec les juments du Perche afin de produire des montures pour l'armée dès 1760(28,)(26,) les différents directeurs des haras, dont M. de Fontenay, ont « très certainement fixé et amélioré la qualité du cheval percheron à la fin de l'Ancien Régime »(29.) En 1790, avec la suppression des haras, les étalons sont dispersés chez des éleveurs privés(21. )
XIXe siècle

Foire aux chevaux (détail) par Rosa Bonheur, 1853, conservé au Metropolitan Museum of Art à New York.

Percheron dans un pâturage par Achille Giroux, vers 1860, conservé au musée du Louvre à Paris.
En 1801, la souche percheronne est presque anéantie à la suite des conséquences de la Révolution française et des guerres napoléoniennes, mais les haras sont rétablis sous le Premier Empire, la sélection des chevaux est remise en valeur(30.)


XIXe siècle

Foire aux chevaux (détail) par Rosa Bonheur, 1853, conservé au Metropolitan Museum of Art à New York.

Percheron dans un pâturage par Achille Giroux, vers 1860, conservé au musée du Louvre à Paris.
En 1801, la souche percheronne est presque anéantie à la suite des conséquences de la Révolution française et des guerres napoléoniennes, mais les haras sont rétablis sous le Premier Empire, la sélection des chevaux est remise en valeur(30.)
Selon bon nombre de sources, l'histoire de la race percheronne ne débute réellement qu'avec la naissance à Mauves-sur-Huisne de Jean le Blanc, qui peut être considéré comme l'étalon fondateur, en 1823. Il serait un descendant de Gallipoly, un étalon arabe persan, et tous les Percherons actuels l'auraient pour ancêtre commun(31,)(32,)(20 )à la suite de très nombreux croisements avec les juments de l'Orne, jusqu'à sa mort en 1856(30.) Cependant, « la belle légende de Jean le Blanc, fils d'un étalon de sang oriental et d'une jument indigène », propagée par Charles du Haÿs, suscite aussi le scepticisme(22.) La période de gloire du Percheron débute probablement entre 1815 et 1830(33,) de nombreuses foires et des primes d'encouragement sont alors créées, ce qui stimule l'élevage. Dans les années 1830, la Beauce se fournit dans le Perche et crée la variété de trait lourd, parallèlement, les éleveurs du berceau de race importent des poulains de Bretagne et du Boulonnais afin de répondre à la demande, au risque de perdre les caractéristiques de la race, qui commençaient alors à se fixer(30.)
Le début du XIXe siècle coïncide aussi avec une forte réduction de l'usage du cheval de selle en raison de l'amélioration des routes et de l'abandon progressif de la traction bovine en agriculture, toutes deux propices au cheval carrossier et au cheval de trait(34.) Le Percheron se fait nommer le « diligencier » en raison de sa principale utilisation, qui est la traction des diligences(27,)(35). Le développement du Percheron de trait est intimement lié à l'industrialisation, au développement du commerce et aux exigences de rentabilité des utilisateurs privés(36.) Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la race se fait réellement connaître, et exporter dans de très nombreux pays :
« La race percheronne est celle qui jouit, en Europe et même dans le monde entier, de la plus haute considération. Elle a [...] répandu sur tout le globe la renommée de la petite province française [...]. Cette réputation ne saurait être comparée qu'à celle du cheval anglais »
— Déclaration d'André Sanson en 1883(37)


En France

Illustration de la race percheronne dans l'encyclopédie pratique de l'agriculteur, publiée par Firmin-Didot et Cie, tome 5, 1877.

Portrait de Voltaire, étalon Percheron noir primé en 1884, par Rosa Bonheur.

Pâquerette, jument percheronne née en France en 1893, d'après un dessin de Thomas von Nathusius(38)
En France, le Percheron est traditionnellement élevé autour de Mortagne-au-Perche (Orne) et de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), aux confins des départements de l'Orne, de l'Eure, d'Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher et de la Sarthe. Il tracte toutes sortes de véhicules hippomobiles. La poste, les messageries et la compagnie des omnibus forment les plus gros demandeurs au début du siècle(36.) L'élevage s'oriente donc vers le développement d'un cheval capable de déplacer de lourds véhicules hippomobiles au trot, le plus rapidement possible. La robe grise est favorisée car les couleurs claires sont plus visibles la nuit, il est même possible qu'une notice de la poste ait spécifié de privilégier l'achat de chevaux gris. Le Percheron a presque le monopole des écuries de poste dans le nord du pays durant le premier quart du XIXe siècle. Tandis que les charges à tracter s'alourdissent progressivement au fil des années, il est toujours sélectionné pour parcourir les villes et les campagnes au trot attelé(39.) Ces chevaux sont réputés capables de parcourir 60 km par jour de cette manière(40,)(41.) Ils forment aussi la majorité des animaux de roulage employés à Paris(42,)(43,) 62 % des effectifs de la compagnie parisienne des omnibus(39), et les équipages des grands magasins comme Félix Potin et le bazar de l'Hôtel de Ville(18.) Des étalons reproducteurs sont peu à peu acquis dans toute la France, au point que le Percheron est, en 1862, la race dominante dans 67 départements(44).
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