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Pourquoi a-t-on de la fièvre quand on est malade ?

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Bien que désagréable, la fièvre est utile. C’est l’une des stratégies utilisées par le corps pour lutter contre les microbes indésirables. Toutes les fièvres ne doivent donc pas être domptées.

La fièvre n’est pas une maladie, mais un symptôme. Lorsque notre organisme est agressé par un agent infectieux (un virus ou une bactérie), il fait grimper le thermostat pour freiner la prolifération des microbes, afin que notre système immunitaire puisse les éliminer plus facilement.

On parle de fièvre à partir de 38°C, mais tout dépend de la température habituelle de chacun. Une personne dont la température stagne en temps normal sous la barre des 37°C est considérée comme fiévreuse au-delà de 37,5°C.
Combattre la fièvre n’est pas toujours justifié

Notre premier réflexe est de vouloir "faire tomber" la fièvre. Mais "cela n’est pas toujours opportun, remarque le Dr Loïc Etienne, médecin urgentiste, sauf chez les jeunes enfants, les personnes âgées et les malades du cœur". Mieux vaut s’offrir du repos afin que le corps consacre toute son énergie à combattre l’infection. Il faut également boire beaucoup pour limiter la déshydratation, dans la mesure où la fièvre accroît la transpiration.

Le seuil à ne pas dépasser est 40°C. Pour que le thermomètre reste en-deçà, ne vous couvrez pas trop et appliquez des linges humides sur votre peau. Ou prenez un bain dans une eau à 1°C en-dessous de votre température corporelle.

A partir de 39,5°C, des médicaments s’imposent

Si l’inconfort devient important ou si la température excède 39,5°C, il faut recourir aux médicaments. Le paracétamol est l’antipyrétique (anti-fièvre) recommandé en première intention. Attention à ne pas dépasser les doses : "de 500 mg à 1 g par prise pour un adulte, à espacer de 4 heures au minimum. Et jamais plus de 4 g par 24 heures !" signale le Dr Etienne.
L’ibuprofène ou l’aspirine peuvent aussi être utilisés. Mais ne cumulez pas aspirine et paracétamol, sous peine d’amplifier les effets indésirables de l’aspirine (risques d’ulcère ou d’hémorragie notamment). Vous pouvez également boire une infusion d’achillée-millefeuille, une plante médicinale qui réduit la montée de température en accélérant la transpiration ou une décoction de saule blanc, dont l’écorce renferme de l’aspirine naturelle.
Enfants, adultes : quand faut-il s’inquiéter ?

La gravité d’une affection n’est pas corrélée à l’intensité de la fièvre qui l’accompagne. Mais chez les petits de moins de 3 ans, il est préférable de voir un médecin à partir de 38,5°C et rapidement s’il s’agit d’un nourrisson de moins de 30 mois.

Chez les adultes, un diagnostic médical s’impose si la fièvre persiste plus de 3 jours. Et consultez en urgence si elle est associée à des maux de tête violents, une raideur dans la nuque, des malaises, une gêne respiratoire importante ou de fortes douleurs dans la poitrine.
Comment bien prendre sa température ?

Ne vous fiez pas aux mains posées sur votre front. Un thermomètre est plus indiqué.

Source : marie claire
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