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481,Clovis 1er,chapitre 15

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Mariages et descendance
Chilpéric a d’abord épousé vers 549 Audovère († assassinée en 580) qui donne naissance à :
Thibert ou Théodebert (v.552 † 573), fils aîné(109,) vaincu et tué par les ducs Godegisel et Gontran Boson alors qu’il dévaste la Touraine, possession de son oncle Sigebert Ier ;
Mérovée, né entre 553 et 556(note 27 )(† 577), marié à Brunehilde (veuve de Sigebert Ier), sa tante par alliance, et tonsuré, aurait été assassiné ou se serait suicidé par crainte de son père ;
Basine, née entre 555 environ et 564(195,) violée par les hommes de Frédégonde après la mort de Clovis, puis religieuse à l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers ;
Clovis (553/557 † 580)(note 28,) assassiné sur l’ordre de Frédégonde ;
Childesinde(82,) dont l’existence est sujette à caution, car elle n’est pas citée par Grégoire de Tours, mais seulement par le Liber historiæ Francorum, un siècle et demi plus tard.
En 568, Chilpéric se remarie avec Galswinthe, fille d’Athanagild, roi des Wisigoths, et sœur de Brunehilde (également nommée Brunehaut à partir du XIIIe siècle(196). Elle entre rapidement en conflit avec son mari à propos de la liaison qu’il entretient avec Frédégonde, réclame son retour en Hispanie et est retrouvée étranglée dans son lit.
En troisièmes noces, Chilpéric épouse Frédégonde († 597), probablement issue d’un milieu peu élevé, comme le suggère Grégoire de Tours. De ce mariage sont nés :
Clodebert né vers 565/570, mort de dysenterie en même temps que son frère Dagobert en 580 ;
Rigonde (v. 569 † 589), fiancée au prince wisigoth Reccared. Lorsque le convoi qui l’emmène en Hispanie apprend la mort de son père, son escorte pille les richesses du convoi et l’abandonne. Elle se réfugie dans le palais de sa mère et mène une vie de débauche ;
Samson, né en 575, mort de dysenterie en 577 ;
Dagobert, né en 580, il meurt de dysenterie en même temps que son frère Clodebert en 580 ;
Thierry ou Théodoric, né en 582, mort de dysenterie en 584 ;
Clotaire II (584 † 629), roi de Neustrie, puis de tous les Francs.
Voir ci-dessus La révolte de Mérovée et L'élimination des enfants d'Audovère.


Aspects généraux du règne de Chilpéric
La justice
Les rois mérovingiens considérant que le royaume est leur propriété(197,) règnent sans partage et ne reconnaissent pas l'existence de biens ou de services publics qui sont pris en charge par les comtes et les évêques. Un maire du palais (major domus, devenu majordome(198), Badegisèle(199,) est le supérieur de tous les fonctionnaires royaux ainsi que des Grands et des commis et a pour fonction leur coordination(200.) Les décisions prises n'émanent que du roi qui ne rend de comptes à personne. Cependant, Chilpéric prend conseil auprès d'« hommes de bien(167) », notamment lors du conflit qui l'oppose à Gontran, d'évêques(201,)(202) ou de son épouse Frédégonde.
Divers témoignages émanant de Grégoire de Tours nous permettent de nous forger une opinion sur ses jugements que Venance Fortunat juge intègres, mesurés, désintéressés(203). Il cite notamment une profanation perpétrée par des Grands, en 579, qui se sont entretués dans la basilique Saint-Denis. Le roi décide de laisser l'évêque de Paris les juger(204). Il épargne de la peine de mort, en 580, l'archidiacre de Tours Platon et Galien, ami de Grégoire(201). En 581, suivant la demande de Grégoire de Tours, il laisse la vie sauve à des voleurs qui ont pillé la basilique Saint-Martin de Tours et remet les biens volés aux clercs de la basilique(205). En 582, un juif nommé Pathir converti au christianisme, que Chilpéric a parrainé, est renvoyé en Burgondie, sa province d'origine, tandis que ses esclaves sont condamnés à mort, pour avoir assassiné un autre juif nommé Priscus qui refusait de se convertir(206.) En 582, l'évêque Carterius de Périgeux et le diacre Fronton sont pardonnés pour avoir insulté le roi dans une lettre(138). On constate aussi que le roi ne spolie pas automatiquement autrui : à la mort du comte Nonnichius en 582, le roi distribue ses biens à diverses personnes. Après la trahison de Godin, ses villae lui sont reprises pour être données à la basilique Saint-Médard(125). En 577, après avoir remplacé le comte Ennodius mis en place par Childebert II, il lui confisque ses biens et les lui rend un an après(137). Le seul cas où Chilpéric confisque des biens est celui où les frères Burgolène et Dodon sont exécutés pour crime de lèse-majesté, crime pour lequel la loi préconise la mort et la confiscation des biens des coupables(207.)

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