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481,Clovis 1er,chapitre 14

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Hors-ligne

Le départ pour Tolède de la princesse Rigonde
Il informe les ambassadeurs wisigoths qu'il accepte de marier Rigonde, dont le départ pour l'Espagne a lieu en septembre. Elle emporte une dot considérable, nécessitant une cinquantaine de chariots(179 )remplis de bijoux, métaux précieux, vêtements, chevaux et esclaves. Brunehilde envoie une ambassade à Chilpéric pour l'empêcher de prélever des biens dans les cités aquitaines pour constituer la dot. Elle considère Tours et Poitiers comme un héritage de Sigebert Ier revenant à Childebert II. Un des ambassadeurs est tué, mais comme Chilpéric tient à maintenir la paix avec sa belle-sœur, il accepte de ne pas faire participer ces cités à la constitution de la dot(179.) Les richesses sont si importantes que des Grands s'inquiètent et cherchent à savoir si le trésor royal n'est pas vide. Frédégonde leur assure que les biens donnés à Rigonde proviennent de sa fortune personnelle.
L'assassinat de Chilpéric (septembre 584)

Assassinat de Chilpéric Ier
Roman de Renart le contrefait. XIVe siècle (après 1314), Nord.
Entre le 20 et le 28 septembre 5843, peu après le départ de sa fille, Chilpéric est à son tour assassiné près de sa villa de Chelles après une partie de chasse. À la tombée de la nuit, alors qu'un de ses serviteurs l'aide à descendre de cheval, un homme nommé Falco(180,)(181) le poignarde d'un coup sous l'aisselle puis dans le ventre(151). L'assassin réussit à s'enfuir et n'est pas retrouvé.
La pierre de Chilpéric (ou croix de Sainte-Bautheur ou borne de Chilpéric) située dans le parc du souvenir Émile-Fouchard à Chelles rappelle cet événement.
Les différentes versions de l'origine de l'assassinat


Mort de Chilpéric
Évariste-Vital Luminais, XIXe siècle
Hôtel de ville de Lyon, salon Louis XIII.
Dans son récit, Grégoire de Tours(151) n'évoque pas la question de l'origine de l'assassinat, préférant insister sur les aspects négatifs de la mémoire du roi(182). La chronique de Frédégaire en revanche désigne la reine Brunehilde comme commanditaire du crime(180). Celle-ci aurait pu payer un assassin par l'intermédiaire de l'ambassade envoyée quelques mois avant
Un texte plus tardif, le Liber Historiae Francorum, accuse Frédégonde(183.) La raison serait qu'elle aurait trompé Chilpéric avec le maire du palais Landéric (Landericus) que Grégoire de Tours ne mentionne pas. Cette version n'est pas crédible, car la mort du roi fait perdre à Frédégonde son mundium(184,) privant la reine de soutiens et la mettant à la merci de ses rivaux. De plus, il y a bien eu un maire du palais nommé Landéric, mentionné au VIIe siècle(185,) mais il est en fonction sous le règne de Clotaire II à partir de 603(186.)
Une autre version[Laquelle ?] veut que Gontran en soit le commanditaire. Or, la mort de Chilpéric vient mettre à mal la politique que mène Gontran. Celui-ci s'est toujours arrangé pour mener une politique d'équilibre, avantageant l'un, puis l'autre, en fonction des enjeux, dans le but de contrer une Austrasie trop forte


Les funérailles

C'est l'évêque de Senlis, Mallulf, présent en vue d'une audience avec Chilpéric, qui lave son corps et le revêt de ses plus beaux vêtements. Sa dépouille est ensuite placée sur un bateau qui descend la Marne, puis la Seine pour être conduite à Paris.
Prise de peur, Frédégonde se réfugie dans la cathédrale de Paris et n'assiste pas à l'enterrement de son mari, elle n'ose même pas traverser la Seine pour suivre le convoi funèbre(187.)
Chilpéric est enterré auprès de Childebert Ier dans l'église Saint-Vincent-Sainte-Croix (plus tard nommée Saint-Germain-des-Prés(188.) Son corps a dû être allongé sur le dos dans un sarcophage de pierre ou de plâtre, les avant-bras allongés le long du corps, ou bien croisés sur la poitrine. Sa tenue doit être la plus belle qu'il possède et il doit être revêtu de ses bijoux ainsi que de ses armes d'apparat. Le sarcophage est ensuite descendu dans une fosse, la tête tournée vers l'ouest. Un monument commémoratif est ensuite élevé, peut-être orné d'une épitaphe(3,)(189.) Sa pierre tombale porte l'inscription « Rex Chilpericus hoc tegitur lapide » (« Sous cette pierre repose le roi Chilpéric »)(190.)
Vers 1163, pour orner son cénotaphe, l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés fait sculpter un gisant de Chilpéric surélevé par des colonnettes, le représentant couché sur le dos tenant un sceptre dans la main droite et portant la main gauche à sa barbe. L'emplacement exact de son sarcophage n'étant pas connu, le cénotaphe reste vide. En 1656, le gisant est déplacé du chœur aux piliers septentrionaux du carré de transept, pour cause de travaux. En 1791, un décret de l'Assemblée Constituante daté du 4 février dissout la communauté religieuse de Saint-Germain-des-Prés pour faire du monastère une église paroissiale. Les gisants de Chilpéric, Childéric II et Frédégonde sont détruits dans la nuit du 27 au 28 mars, pour faire de la place et installer des chaises(191). Il existe plusieurs reproductions de ce gisant(192) notamment sur le manuscrit du Recueil des rois de France daté de 1566, réalisé par Jean du Tillet


Suites de la mort de Chilpéric

Borne de Chilpéric à Chelles, symbolisant son assassinat.
Lorsque la nouvelle de la mort se propage dans le royaume, Gontran pleure sa mort, ce qui est apprécié(193). Grégoire de Tours ne dit rien, en revanche, sur la réaction de Brunehilde(187.)
Un certain désordre a lieu dans le royaume. Une des victimes est Rigonde, dont le convoi est pillé(179,) mettant fin au projet de mariage.
Frédégonde réussit à obtenir le soutien de Gontran, qui récupère au passage le royaume de Paris. Le fils de Chilpéric est reconnu lors d'une assemblée de Grands de Neustrie ; il est alors baptisé et reçoit le nom de Clotaire(194,) devenant roi à 4 mois, sous la tutelle de sa mère Frédégonde et la protection de Gontran.

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