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Laissez la vie vous surprendre…

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Combien de fois l’idée préconçue que vous aviez d’une personne, d’une situation, d’un emploi ou d’un lieu était-elle fausse? En mieux ou en pire, la réalité aura souvent été différente de ce que vous vous étiez imaginé. C’est le cas du quartier où nos bureaux ont été relocalisés temporairement. Ce quartier ne me disait rien de bon, je n’en avais rien entendu de positif et les rares fois où je m’y étais aventurée, je n’avais été ni charmée ni même intéressée. Tout me paraissait terne, semblait avoir mal vieilli. J’en avais une mauvaise opinion sans jamais avoir cherché à savoir si elle était fondée ou non. Mon idée était faite, ce quartier n’était pas mon quartier de prédilection.

Et pourtant! Bien que la situation soit temporaire, j’ai rapidement été conquise. J’ai vite exploré le quartier à pied sur l’heure du lunch. J’avais remarqué un café dans une bâtisse récente qui abritait aussi deux autres commerces que je connaissais un peu. L’un se spécialisait en thés et l’autre offrait une foule de produits et d’aliments locaux en vrac, dont certains étaient biologiques ou équitables. C’était certainement bon signe que ces trois commerces soient rassemblés sous un même toit.

Je ne m’étais pas trompée, l’idée que je m’en étais faite était la bonne. Mon repas était savoureux, joliment présenté et le personnel était d’une gentillesse peu commune. Une foule éclectique se trouvait présente sur place ce jour-là. Étudiants, professionnels et voyageurs se partageaient l’espace dans un esprit de communauté impossible à nier. On se sentait chez soi au premier instant.

J’y ai rencontré une employée que j’avais l’impression de connaitre et qui partageait mon sentiment. À force de s’en parler, on a fini par se rendre compte qu’elle m’avait vu une seule fois dans le café d’un village voisin où elle n’avait travaillé que quelques jours. Ce jour-là, je m’étais installée pour écrire et j’avais échangé quelques mots sur mon projet d’écriture avec les employés que je connaissais bien, fidèle que je suis à cet endroit. C’est de ça qu’elle s’est souvenue, de mon projet d’écriture, et elle m’a demandé où j’en étais depuis. Au point mort, je lui répondis. Il n’en fallut pas plus pour raviver ma flamme et me redonner envie d’écrire. Je suis repassée quelques jours plus tard pour l’en remercier. Cette simple question a remis ma machine en marche.

Et si ce n’était que cela… mais non! J’y ai aussi découvert un autre café, un café de quartier, de proximité. Celui qui ne vit que dans les lieux où il y a des trottoirs, parce que sans trottoirs, il n’y a pas de vie de quartier. Encore une fois, la conscience d’économie locale de l’entreprise m’a séduite ainsi que le souci d’offrir des produits de qualité en toute simplicité. Qu’on s’y arrête sur le pouce ou pour s’installer, on reçoit le même service attentionné. Et les baristas sont exceptionnels, ce qui apporte une touche de fantaisie à chaque café et fait sourire à tous coups.

Ces deux cafés, j’y suis retournée plusieurs fois par semaine depuis; assez souvent en tout cas pour faire rire le personnel qui me reconnait depuis un moment déjà. J’ai droit au sourire bienveillant et aux yeux brillants et rieurs qu’on réserve aux habitués d’un endroit, ceux que l’on reçoit comme on reçoit un membre de sa famille. Ces endroits, ce sont assurément de grandes familles.

Ce bout de la ville m’a apporté beaucoup en peu de temps. Je me suis laissé surprendre par la vie dans ce quartier qui ne me disait rien, mais dont je n’ai plus du tout envie de me passer.

Namasté!

Par isabelle st jacquues
Source mon virtual yoga
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